Communiqué de presse

Posté par Regis Baschung le 2 octobre 2009

Communiqué de presse

Strasbourg, le 1er octobre 2009

La fermeture de la Centrale Nucléaire de Fessenheim un choix d’importance majeure pour l’Alsace

Alors que l’Autorité de Sûreté nucléaire doit prochainement autoriser ou non la poursuite de l’exploitation de la centrale nucléaire de Fessenheim, le Mouvement Démocrate alsacien souhaite, pour sa part, la fermeture de cette centrale.  La Centrale Nucléaire de Fessenheim est en fin de vie  Toute les centrales nucléaires ont une durée de vie limitée de 30 à 40 années environ. Le débat n’est donc pas sur la fermeture, mais sur la date de la fermeture. Plus vieille centrale nucléaire de France, nous pensons que toute prolongation de vie de Fessenheim est une augmentation du risque d’incidents.  Au regard des surproductions nationales et des capacités régionales de l’hydro-électrique, la fermeture n’aura pas d’incidence sur les besoins énergétiques, tant régionaux que nationaux.

Le démantèlement : une opportunité économique pour l’Alsace

Par ailleurs, le choix d’un arrêt et donc d’un démantèlement est une opportunité économique non négligeable pour l’Alsace. Fessenheim serait le premier site nucléaire au monde à mettre en œuvre, grandeur nature, un démantèlement. Le savoir-faire dégagé sera, à coup sûr, exportable sur tous les sites nucléaires du monde qui, tôt ou tard, seront à démanteler.  Le Mouvement Démocrate d’Alsace demande aujourd’hui à l’Etat une réelle concertation avec les élus (de part et d’autre du Rhin), les acteurs économiques, les mouvements associatifs et les citoyens de cette région pour préparer la fermeture et le démantèlement.
La Région Alsace, les autres grandes collectivités territoriales,  et nos voisins allemands et suisses peuvent et doivent devenir moteur d’un plan de restructuration du site pour en faire un pôle d’innovation technologique dans le démantèlement des centrales nucléaires.

Des solutions énergétiques pour le Rhin supérieur

Cette orientation permettra, nous en sommes certains, de renforcer une autre dynamique économique transfrontalière, déjà forte dans le Rhin supérieur : celle de la recherche et de la production d’énergie renouvelable non pas basée sur une seule solution, mais sur un bouquet énergétique déjà impulsé de part et d’autre du Rhin (efficacité énergétique, solaire, géothermie, hydro-électrique, éolien, bio masse dont le bois ou la méthanisation…).

Yann WEHRLING, membre du Bureau exécutif national,

Odile UHLRICH-MALLET, présidente du Mouvement Démocrate 68

Anne MEUNIER, présidente du Mouvement Démocrate 67

Yveline MOEGLEN  porte parole de CAP 21

Mouvement Démocrate d’Alsace - contact presse : tél. 06.63.08.86.68 

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Corinne Lepage dénonce “la volonté de supprimer le juge d’instruction”

Posté par Regis Baschung le 2 septembre 2009

lepagepetite.jpgCorinne Lepage, députée européenne et vice-présidente du Mouvement démocrate, a dénoncé mardi 1er septembre “la volonté affichée de supprimer les juges d'instruction” après la remise au président de la République du rapport Léger sur la réforme de la procédure pénale.“Le rapport du comité présidé par l'ancien magistrat Philippe Léger propose de confier les pouvoirs d'enquête aux seuls procureurs, qui resteraient hiérarchiquement soumis au ministre de la Justice”, a affirmé la députée européenne. “Le but évident est de donner à l’exécutif le moyen de déterminer les affaires qui doivent être jugées et celles qui doivent être oubliées”, dénonce Corinne Lepage, pour qui “la suppression du juge d’instruction sans reconnaissance corrélative de l’indépendance des parquets est un recul sans précédent de l’état de droit ou ce qu’il en reste”.

Fustigeant “un verrouillage politique de la Justice”, la vice-présidente du Mouvement Démocrate estime de surcroît que la mesure est “en contradiction avec la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme”.

“Cela signifiera qu'en réalité, plus aucune affaire politico-financière ou aucune affaire déplaisant au pouvoir ne pourrait faire l'objet d'une instruction”, a-t-elle conclue.

 

 

La fin du juge d'instruction en point de mire (journal L'ALSACE) 

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Des enquêtes menées de bout en bout par le parquet, des magistrats instructeurs saisis avec parcimonie: la suppression du juge d'instruction, préconisée par la commission Léger, est déjà entrée dans les moeurs judiciaires, selon plusieurs professionnels de la justice. La disparition de la fonction de magistrat instructeur, annoncée comme la mesure-phare du rapport Léger remis ce mardi à Nicolas Sarkozy, a suscité de vives critiques de syndicats de magistrats, d'avocats et de personnalités de l'opposition.
Cette réforme, qui nécessite une refonte du Code de procédure pénale, a «en fait été anticipée depuis plusieurs années, avec une baisse du nombre d'informations judiciaires, confiées à des juges d'instruction», relève Gilbert Thiel, magistrat antiterroriste.
Quelque 641 informations judiciaires ont été ouvertes en 2008 à Paris, tous services confondus. L'année précédente, ce nombre s'élevait à 1.039. A Nanterre, l'évolution est la même, avec une diminution de 32% entre 2007 (812 informations ouvertes) et 2008 (550 informations). Dans le même temps, le nombre d'enquêtes préliminaires sous la houlette du parquet de Nanterre augmentait de 35%.
Si la saisine d'un juge d'instruction reste obligatoire en matière criminelle, cette évolution est particulièrement sensible dans le domaine financier: à Paris, 88 procédures ont été confiées à des juges d'instruction en 2007 contre 21 l'année suivante.
Le parquet de Paris explique en partie cette évolution par la réforme de la constitution de partie civile qui empêche depuis le 1er juillet 2007 les plaignants de saisir directement le doyen des juges d'instruction pour qu'il décide d'ouvrir une information judiciaire.
«Une enquête préliminaire permet en outre de raccourcir les délais de traitement, ce qui n'est pas négligeable quand on constate que certaines enquêtes, comme celle sur l'enlèvement de l'opposant marocain Mehdi Ben Barka, sont ouvertes depuis plusieurs décennies», fait valoir un membre du parquet de Paris.
Des juges d'instruction sollicités par l'AFP portent un regard différent.
Pour Jacques Gazeaux, juge d'instruction à Nanterre après être passé par le pôle financier du palais de Justice Paris (2002-2008), si davantage d'affaires de ce type sont traitées en enquête préliminaire, c'est «parce qu'on ne veut pas qu'elles aboutissent !»
Marc Trévidic, juge antiterroriste notamment chargé des enquêtes sur l'attentat de Karachi ou l'enlèvement des moines de Tibehirine, partage le même sentiment: le parquet cherche depuis quelques années à «garder la main le plus longtemps pour savoir où l'on va».
Il ne se décide à passer la main à un juge d'instruction que lorsque «le dossier est mort ou qu'il y a des personnes à interpeller», car «quand il ouvre une information judiciaire, le procureur se dessaisit, il ne maîtrise plus rien, il ne peut plus arrêter la machine».
Les avocats ont eux aussi enregistré cette évolution, en particulier Me Léon-Lef Forster, conseil de Julien Dray, visé par une enquête sur des mouvements de fonds suspects dirigée de bout en bout par le parquet de Paris et qui a servi de test grandeur nature avant la suppression du juge d'instruction.
«A travers l'enquête Dray, nous voyons très bien les dangers de la réforme à venir, avec des mis en cause qui n'ont pas de moyen réel de défense dans une enquête qui échappe à tout contrôle».
Me Olivier Metzner, qui défend notamment l'ancien trader Jérôme Kerviel, ne voit pour sa part «aucun problème en soi» à ce que le parquet mène les enquêtes mais à la condition que l'on «ouvre des droits à la défense».
Le problème est que pour le moment, «on fait semblant d'ouvrir» ces droits, conclut-il.

LES REACTIONS

Robert Badinter : “Le premier pas d'une OPA de l'exécutif sur les affaires”
Le sénateur socialiste et ancien ministre de la Justice Robert Badinter a qualifié le projet de réforme de la procédure pénale de «premier acte d'une OPA de l'exécutif sur les affaires les plus importantes de la justice» dans un entretien au «Monde» daté de mercredi.
L'ancien ministre de François Mitterrand (1981-1986) considère que la suppression du juge d'instruction et son remplacement par le procureur «soulève des questions politiques plus encore que juridiques».
«Le rapport Léger, c'est le premier acte d'une OPA de l'exécutif sur les affaires les plus importantes de la justice pénale», poursuit-il en estimant que «la capacité d'intervention du pouvoir exécutif dans la marche des affaires judiciaires se trouvera considérablement renforcée».
Ce renforcement présumé de l'intervention du pouvoir politique découle directement du rôle décisif que va être amené à jouer le parquet dans la procédure pénale, explique M. Badinter.
«Comment croire à l'indépendance des membres du parquet dans les affaires sensibles, aussi longtemps que leur carrière, et notamment leur promotion, sont soumises au pouvoir politique», s'interroge-t-il.

Les sénateurs communistes craignent une justice «aux ordres de l'exécutif»

Les sénateurs du groupe communiste et du Parti de Gauche (CRC-SPG) ont estimé mardi, à propos de la remise à Nicolas Sarkzoy du rapport Léger sur la réforme de la procédure pénale, que la suppression du juge d'instruction aboutirait à une «justice aux ordres de l'exécutif».  «Alors que le juge d'instruction, magistrat du siège, est un juge indépendant, les magistrats du parquet resteront hiérarchiquement dépendants de la Chancellerie», souligne dans un communiqué la présidente du groupe, Nicole Borvo Cohen-Seat.
«Aucune réforme envisageant leur indépendance n'est envisagée en parallèle», ajoute-t-elle.
Pour elle, «cette réforme, qui donne à l'exécutif un pouvoir exorbitant et discrétionnaire sur les affaires pénales, s'inscrit dans la mainmise croissante du pouvoir exécutif, et singulièrement du président de la République, sur les institutions de la République».

Le Nouveau Centre salue «de belles avancées» mais demande des «garanties»

Les députés du Nouveau Centre, partenaires de la majorité présidentielle, ont salué mardi «de belles avancées» dans le rapport Léger sur la réforme de la procédure pénale mais en demandant «des garanties», notamment sur «l'indépendance des magistrats».
Parmi les propositions du rapport Léger, remis ce mardi au président de la République et déclinées en 12 thèmes, figurent la disparition du juge d'instruction –que M. Sarkozy avait lui-même annoncée en janvier– et une série de mesures visant à renforcer à la fois les droits de la défense et le pouvoir du procureur, appelé à devenir la seule autorité dirigeant l'enquête pénale.
 

Un député UMP dénonce la suppression du juge d'instruction

 Le député UMP Jean-Paul Garraud a dénoncé mardi la suppression du juge d'instruction préconisée par la commission Léger, en jugeant cette perspective «dangereuse» et «inconcevable» sans une remise en cause du statut du parquet.
«Donner à ce même parquet le pouvoir nouveau d'instruire à charge et à décharge dans tous les dossiers alors que la jurisprudence européenne estime que le parquet français n'est pas une autorité judiciaire est impensable», déclare dans un communiqué l'élu de la Gironde, lui-même magistrat.
«Les magistrats du parquet ont un rôle éminent, celui de défendre la société. Ils doivent rester des magistrats mais ils sont partie au procès et ne peuvent donc être impartiaux. Confier à un magistrat du siège, indépendant, le soin de diriger les affaires les plus graves et les plus complexes est un principe qui a fait ses preuves et qui répond aux exigences du droit européen», ajoute-t-il.
«Améliorer le système existant est souhaitable, changer de système pour une troisième voie que personne n'a encore jamais trouvée est incohérent. Mettre en application les mesures préconisées par la commission d'enquête sur l'affaire d'Outreau, mettre en place la collégialité de l'instruction votée à l'unanimité, faire la grande réforme de la justice avec le corps judiciaire et non contre lui, voilà la solution !», insiste M. Garraud.
«Il est trop dangereux pour l'équilibre de notre démocratie, pour l'efficacité de la lutte contre les réseaux mafieux, les trafics ou encore le terrorisme, de supprimer le juge d'instruction, pivot de toute notre procédure pénale», poursuit-il.
Lepage (MoDem) dénonce «la volonté de supprimer le juge d'instruction»

Corinne Lepage, avocate et vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), a dénoncé mardi «la volonté affichée de supprimer les juges d'instruction» après la remise au président Sarkozy du rapport Léger sur la réforme de la procédure pénale. 

«Le rapport du comité présidé par l'ancien magistrat Philippe Léger propose de confier les pouvoirs d'enquête aux seuls procureurs, qui resteraient hiérarchiquement soumis au ministre de la Justice», constate l'ancienne ministre de l'Environnement, dans un communiqué. 

«Le but évident est de donner à l'exécutif le moyen de déterminer les affaires qui doivent être jugées et celles qui doivent être oubliées», dénonce l'avocate, pour qui «la suppression du juge d'instruction sans reconnaissance corrélative de l'indépendance des parquets est un recul sans précédent de l'état de droit ou ce qu'il en reste». 

Fustigeant «un verrouillage politique de la Justice», la vice-présidente du MoDem estime de surcroît que la mesure est «en contradiction avec la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme». 

«Cela signifiera qu'en réalité, plus aucune affaire politico-financière ou aucune affaire déplaisant au pouvoir ne pourrait faire l'objet d'une instruction en France. Si une telle décision devait être prise, cela constituerait une dérive autocratique sans précédent du pouvoir actuel», a-t-elle ajouté.

 

Pour les Verts, le gouvernement va «reprendre en main la justice»

Les Verts ont estimé que le gouvernement allait «reprendre en main la justice» avec la suppression du juge d'instruction. «Les juges d'instruction ont depuis vingt ans mis à jour des scandales retentissants, de l'affaire du sang contaminé au procès Elf», écrivent les Verts dans un communiqué.
«Les supprimer aux dépens des procureurs, comme le souhaitent le rapport Léger et Nicolas Sarkozy, permettra au gouvernement de reprendre en main la justice», poursuivent-ils.
«Comment laisser penser que les procureurs seraient indépendants quand, encore récemment, Rachida Dati mutait les procureurs récalcitrants, ou quand Michèle Alliot-Marie faisait publiquement pression sur le parquet suite au procès Fofana?», demandent-ils, estimant qu'«il y a tout à craindre pour l'indépendance de la justice dans les affaires politiques et économiques».
De plus, «il n'est pas évident qu'un simple transfert des pouvoirs du juge d'instruction au procureur soit une garantie pour les droits libertés des accusés», selon le parti écologiste.

L'UMP salue la «qualité du travail accompli»

L'UMP a salué mardi «la qualité du travail accompli» par la commission Léger sur la réforme de la procédure pénale qui préconise notamment la suppression du juge d'instruction, une mesure perçue à gauche comme «une reprise en main du pouvoir».

Le contenu du rapport «ouvre des pistes intéressantes (…) à exploiter pour l'amélioration du fonctionnement de la justice et son efficacité», déclare dans un communiqué le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé.

«La réforme de la procédure pénale est en effet une nécessité. Elle doit permettre à la fois de mieux garantir les droits de la défense et de faire valoir ceux tout aussi importants des victimes», ajoute M. Paillé.

L'ex-garde des Sceaux, Rachida Dati, qui avait installé en octobre 2008 ce «comité de réforme du code pénal et du code de procédure pénale», estime dans un autre communiqué que ces propositions «font entrer notre droit pénal dans le XXIème siècle».

«Il rénove en profondeur notre procédure pénale en la rendant plus lisible, plus efficace et plus respectueuses des libertés», ajoute la député européenne et maire UMP du VIIème arrondissement à Paris.

Elle «regrette certaines déclarations d'une opposition irresponsable et démagogique» qui avait été «incapable en son temps de réformer notre justice».

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L’Alsace a perdu un grand homme avec le décès d’Adrien ZELLER

Posté par Regis Baschung le 24 août 2009

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Odile Uhlrich-Mallet et Adrien Zeller

J’ai connu Adrien Zeller comme présidente des jeunes démocrates sociaux en 1996 puis j’ai travaillé à ses côtés depuis mon premier mandat de conseillère  régionale à 32 ans. Adrien consacrait toute sa vie et son énergie à la vie publique, il  m’a toujours conseillé parfois aussi « engueulé » de manière un peu paternelle ( il me parlait souvent de sa fille qui a à peu près le même âge et fait les même études que moi.) Je me souviens de sa première grosse colère vécue quand je me suis  opposée au choix de Strasbourg comme siège du nouvel hôtel de la région préférant une ville du centre Alsace.

  

Mais c’est un homme qui  respectait la diversité et se faisait un point d’honneur à rester ouvert à tous les maires, et conseillers généraux de la même manière, qu’ils soient ou non de sa famille politique. Il m’est arrivé d’accompagner l’un ou l’autre conseiller général socialiste qu’il ne connaissait pas dans son bureau et pour lesquels il avait toujours la même attention politique dans le souci du seul intérêt général de ses concitoyens.

  

Homme social il cherchait chaque fois que cela était possible à  « humaniser » les dossiers de la région en mettant des critères sociaux en fonction de revenus des ménages pour l’aide à la scolarité par exemple, plutôt que de financer aussi ceux qui en ont les moyens. Homme nourri de dialogue il a mis en place le mois de l’Autre dans les lycées alsaciens pour  lesquels la région finance des actions de sensibilisation à la tolérance.

  

Adrien était attiré par tous ce qui était nouveau, par les expériences réussies de politiques dans d’autres pays et il se trouvait tout aussi désolé car le système ou les mentalités françaises ne permettaient pas la mise en œuvre de telles innovations. Sa plus belle réussite ? La politique de soutien et de développement des énergies renouvelables engagées en Alsace bien avant les autres régions.

  

Mes regrets ? Ne pas avoir réussi à le convaincre sur les dossiers de l’écomusée, sur le bilinguisme à l’école et la mise en œuvre d’une politique linguistique globale dans toutes les actions de la région. Et notre dernière discussion début juillet sur l’aéroport de Strasbourg l’a aussi un peu énervé.

Mais je savais aussi que ses fortes réactions étaient un bon signe car on touchait un sujet sensible et important pour l’Alsace.

  

Adrien va nous manquer, l’Alsace est un peu orpheline ce soir,

Odile UHLRICH MALLET

Vice-présidente du Conseil Régional d'Alsace

Présidente du Mouvement Démocrate du Haut-Rhin 

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Yann Wehrling nommé au Bureau Exécutif National du Mouvement Démocrate

Posté par Regis Baschung le 3 août 2009

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Yann Wehrling

Un Alsacien au Bureau Exécutif National!

Yann Wehrling a été nommé par François Bayrou membre du Bureau Exécutif National du Mouvement Démocrate.

Diplômé d'une Licence en Arts plastiques de l'Université Marc Bloch de Strasbourg en 1994, il travaille et collabore à plusieurs ouvrages comme illustrateur dans plusieurs maisons d'édition ainsi que pour les chaînes de télévision franco-allemande Arte et irlandaise TnaG.

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par Yann Wehrling et Huguette Dreikhaus

Spécialiste de la faune sauvage, et en particulier militant de la réintroduction du loup dans les Pyrénées et du lynx dans les Vosges, il intervient également sur les questions de l'eau en France.

 

Parcours politique

En 1988, Yann Wehrling adhère au mouvement « France nature environnement », ainsi qu'au parti écologiste français Les Verts. De 1989 à 1992, il occupe le poste de secrétaire national d’Ecolo-J, les jeunes Verts européens.

De 1990 à 2005 il est membre du Conseil national des Verts et membre du collège exécutif des Verts, délégué à la jeunesse de 1994 à 1995. Élu au CNIR (« Conseil national inter-régional », organe délibérant du parti), il siège au Conseil exécutif des Verts de 1994 à 1995 et est délégué à la jeunesse du mouvement politique .

De 1994 à 1997, il préside la commission nationale « environnement et faune sauvage » des Verts, présidence qu'il quitte pour aller travailler en Irlande. Il sera ensuite, jusqu'à son accession au secrétariat national des Verts, l'assistant parlementaire du député européen Gérard Onesta

Yann Wehrling et Bertrand Delanoë, lors de la Gay Pride à Paris en France le 25 juin 2005.

Candidat du parti écologiste à Strasbourg aux élections cantonales en 1994 puis aux élections municipales en 1995 et 2001, en deuxième position aux élections européennes dans le Grand Est en 2004, Yann Wehrling a occupé à deux reprises la fonction de porte-parole national des Verts. D'abord de 2003 à 2004 avec Yves Contassot, Mireille Ferri et Marie-Hélène Aubert, puis en 2007 avec Anne Souyris. Entre temps, de 2005 à novembre 2006, il a occupé la fonction de secrétaire national des Verts, succédant ainsi à Gilles Lemaire.

Le 22 mars 2005, pour la Journée mondiale annuelle de l’eau, il se baigne, en compagnie de trois autres membres du collège exécutif des Verts, dans la Seine à Paris. Par cette action ils entendent dénoncer la pollution des rivières française et interpeller le gouvernement en place sur sa politique écologique dans ce domaine. Le président de la République Jacques Chirac, avait en effet fait la promesse de se baigner dans la Seine lorsqu'il était maire de Paris.

En décembre 2007, alors qu'il annonce qu'il sera candidat aux élections municipales françaises de 2008 à Strasbourg en deuxième position sur la liste MoDem conduite par Chantal Cutajar, Yann Wehrling est suspendu des Verts à titre conservatoire (il en sera exclu en avril 2008). En mars 2008, la liste Modem récolte 5,6 % au premier tour, contre 6,3 % pour la liste des Verts.

Yann Wehrling devient membre du MoDem en novembre 2008, indiquant que « l'écologie ne s'adresse pas qu'aux électeurs de gauche ».

 

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Anne Laperrouze, Bernard Lehideux et Yann Wehring à la Convention européenne du Mouvement Démocrate

En juin 2009, Yann Wehrling est 3e sur la liste Modem de la circonscription Est, mais seul Jean-François Kahn, tête de liste, est élu pour le Modem dans cette circonscription. Ce dernier laisse sa place à Nathalie Griesbeck comme il s'était engagé à le faire si lui seul était élu.

Le 29 juillet 2009, il devient membre du Bureau exécutif national du MoDem.

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Bureau exécutif : le Mouvement Démocrate annonce la nomination de 10 nouveaux membres

Posté par Regis Baschung le 29 juillet 2009

Suite aux décisions prises lors du Conseil National du 4 juillet 2009, et conformément à l'article 10 des statuts du Mouvement Démocrate, François Bayrou a annoncé mercredi 29 juillet 2009 la nomination de 10 nouveaux membres au Bureau exécutif national.Le Bureau exécutif s'ouvre donc à des responsables de terrain élus et non élus, dont deux députés européens, Sylvie Goulard et Robert Rochefort, un ancien député européen Jean-Marie Beaupuy, l'ancien secrétaire national des Verts Yann Wehrling, des conseillers régionaux, Geneviève Darrieussecq (Aquitaine), Fabienne Faure (Rhône-Alpes) et Thierry Robert (Réunion), un conseiller général, Rodolphe Thomas (Calvados), ainsi que Rosalie Kerdo et Fadila Mehal. (Lire la suite)Voici les 10 personnalités nommées au Bureau exécutif national : Jean-Marie BEAUPUY

Ancien député européen

Geneviève DARRIEUSSECQ

53 ans,

Maire de Mont-de-Marsan

Conseillère régionale d’Aquitaine

Fabienne FAURE

52 ans,

Conseillère régionale de Rhône-Alpes

Conseillère municipale de Ferney-Voltaire

Sylvie GOULARD

44 ans,

Députée européenne

Rosalie KERDO

41 ans,

Présidente du Mouvement départemental de la Drôme

Fadila MEHAL

55 ans,

Présidente fondatrice des Mariannes de la diversité

Thierry ROBERT

32 ans,

Maire de Saint-Leu

Conseiller général de la Réunion

Robert ROCHEFORT

54 ans,

Député européen

Rodolphe THOMAS

46 ans,

Maire d’Hérouville Saint Clair

Conseiller général du Calvados

Yann WEHRLING

38 ans,

Ancien secrétaire national des Verts

 Ces nominations seront soumises à l'approbation du prochain Conseil National.

 Le Bureau exécutif du Mouvement Démocrate est ainsi composé de :

Abdoulatifou ALY,

Gilles ARTIGUES,

Eric AZIERE,

Denis BADRE,

François BAYROU,

Jean-Marie BEAUPUY,

Jean-Luc BENNAHMIAS,

Geneviève DARRIEUSSECQ,

Eric DELHAYE,

Fabienne FAURE,

Franck FAVEUR,

Véronique FAYET,

Sylvie GOULARD,

Jacqueline GOURAULT,

Nathalie GRIESBECK,

Olivier HENNO,

Jean-Jacques JEGOU,

Bruno JONCOUR,

Rosalie KERDO,

Anne LAPERROUZE,

Jean LASSALLE,

Bernard LEHIDEUX,

Corinne LEPAGE,

Fadila MEHAL,

Jean PEYRELEVADE,

Thierry ROBERT,

Robert ROCHEFORT,

Marielle de SARNEZ,

Rodolphe THOMAS,

Jean-Marie VANLERENBERGHE,

Yann WEHRLING.

 

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Redécoupage électoral : le Mouvement Démocrate déplore l’absence de proportionnelle

Posté par Regis Baschung le 29 juillet 2009

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 Jean-Marie Vanlerenberghe, Sénateur-Maire d'Arras, Vice-président du Mouvement Démocrate

Le Mouvement Démocrate a déploré mercredi 29 juillet l'absence de proportionnelle dans le projet de loi sur le redécoupage électoral présenté mercredi en Conseil des ministres.

Le Mouvement Démocrate, qui compte trois députés à l'Assemblée nationale, se dit néanmoins “assez peu concerné” par ce projet de loi.

“On déplore que le gouvernement n'ait pas profité de cette révision des circonscriptions électorales pour mettre en place un système de proportionnelle”, a cependant déclaré Jean-Marie Vanlerenberghe, Sénateur-Maire d'Arras et vice-président du Mouvement Démocrate.

Ce dernier cite l'article 4 de la Constitution selon lequel “la loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation”.

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Sondages/Elysée : le Mouvement Démocrate dénonce un manquement “déontologique” et “d’équité”

Posté par Regis Baschung le 20 juillet 2009

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Robert Rochefort, député européen, a dénoncé au nom du Mouvement Démocrate la publication par la presse de plusieurs sondages “financés par l'Elysée”, dans laquelle il voit un manquement “déontologique” pour les titres concernés et “d'équité” entre les publications.Au regard des éléments rendus publics jeudi par la Cour des comptes dans son rapport sur le budget de l'Elysée, il apparaît que certains sondages publiés dans la presse ont été “financés par l'Elysée via un cabinet-conseil”, a déclaré le député européen. (Lire la suite)

Il ne s'agit pas de dire que parce que le sondage est payé par l'Elysée il est forcément truqué dans ses résultats ou dans la façon de poser les questions, mais cela pose clairement un problème d'équité entre les titres de presse: il y a ceux qui paient et ceux qui ne paient pas”, a-t-il encore déclaré.

“Au-delà se pose la question de l'indépendance de l'information politique par rapport à la sphère gouvernementale”, a conclu Robert Rochefort.

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Mercier nouveau ministrulet rural : excellente nouvelle pour le Mouvement démocrate

Posté par Regis Baschung le 25 juin 2009

Il y a quelques jours déjà que je laissais mijoter quelque part sur le feu un article dont le titre pouvait être : Et si le revers des Européennes était une chance pour le Mouvement démocrate ? Ce sera, en fait, le sujet principal de celui-ci et dans cette perspective (j’ai attendu cette nouvelle avec impatience) la nomination par Sarkozy de Mercier est effectivement une excellente nouvelle pour le Mouvement démocrate et je vais en parler.

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 Tout d’abord je ne peux passer à côté de quelques commentaires sur ce nouveau gouvernement.

Commençons par ceux qui vont tirer un peu la gueule.

  • Maurice Leroy, dit Momo, qui se rêvait le nouveau ministre du New Center, n’est rien, même pas sous secrétaire d’Etat aux égouts. Pourtant il a fièrement tiré sur Bayrou depuis deux ans avec des boulets gros comme des baleines durcies au feu de la mauvaise foi et de la formule stalinienne (il attendait sa récompense). Dommage.
  • le Saigneur des Carpates. Eh oui, Santini reprend son poste de député et l’aboyeur en chef perd sa place. Même s’il va à la pêche il ne repêchera rien. Aï. Oh, il n’est pas à plaindre il a sa petite société de lobbying, Domaines Publics. Vous savez celles qui a cru de 150 % lorsqu’il travaillait au ministère de l’intérieur et que ses clients étaient les BTP, les casinos, l’alcool, le tabac. Conflit d’intérêts ? N’y pensez même pas. Mais tout n’est pas fait car il faut que le Santini demande au Saigneur de démissionner et ce dernier est plus proche des sommets, sommet qui demandera peut-être à l’ex-ministre de ne pas reprendre son poste d’élu.
  • le Santini justement. La justice l’attend au coin du bois avec son fusil à pompe.
  • Laporte, enfin il l’a prise ! (oui je sais facile). Il pourra reprendre ses activités d’homme sandwich chez Cochonou. Un coup de torchon en somme.

Un coup de chapeau pour la suppression du secrétariat au droit de l’homme, le seul petit rayon de soleil à l’ombre noire et imposante du ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Il est vrai - ce qui fait froid dans le dos par ce cynisme, qui plus est, venant d’un médecin et de l’inventeur du droit d’ingérence - que Toutouchner l’avait déjà torpillé en se déclarant fier d’être devenu un bon real politikien, croyant en la vertu de ceux qui regardent le monde en face et ne sont pas des anges et qui veulent faire croire qu’en étant un démon du pragmatisme et des contrats on est plus efficace.

Pour un gouvernement restreint promis aux Français rien ne change, l’inflation est resté stable à 40 (je compte Sarkozy comme ministre, en fait je devrais écrire 78 car il est tout à la fois, du Premier Sinistre au dernier des secrétaires d’Etat et peut-être même Président de la République).

Enfin cette autre promesse : la parité ! Trois femmes quittent le navire, deux seules embarquent. La parité sarkozyaque c’est 12 sur 40 soit 30 % ! Mais c’est encore mieux lorsque l’on ne regarde que les ministres 1 sur 9 ! Ah les femmes, vous êtes heureuses ? Sarkozy vous aime, mais pas au pouvoir. Ailleurs peut-être ? Il faut noter qu’après Hortefeux qui a pris les électeurs pour des imbéciles, pissqu’il n’ira pas à l’Assemblée européenne, une autre élue UMP - UMP vous savez ce parti qui vous ment sans arrêt et pour lequel vous continuez à voter - à ces dernières élections ne siégera pas plus : c’est Nora Berra. N’y avait-il pas un engagement formel - croix de bois, croix de fer, vous connaissez la suite - de tous les candidats UMP d’aller à Strasbourg ? Remarquez qu’elle s’occupera des aînés, mot surréaliste qui fait cependant au ministère du temps libre inventé par un certain Mitterrand dont le neveu, ce radical de gauche royaliste qui a voté Chirac, un Mitterrand, un beau trophée de chasse, par le nom, qui pourtant - lui aussi tel Kouchner les trémolos dans la voix en moins et cigare en plus - jurait les Dieux de l’Olympe qu’il ne serait au grand jamais récupéré ni par la droite ni par la gauche. Il a raison, il a fait pire, c’est par la Sarkozye qu’il a été récupéré comme l’on récupére les déchets pour le tri. Mitterrand au gouvernement quel coup ! Une nouvelle cohabitation à l’envers. Mais il n’est pas mort le sphinx ? On ne nous dit pas tout !

Venons en maintenant au corps du sujet qui est que ces dernières élections européennes qui furent un revers pour le Mouvement démocrate pourrait être, en fin de compte, une chance pour lui.

Et voilà un premier effet positif qui est la nomination de l’inconnu Mercier (demandez autour de vous qui connaît Mercier, à part dans le Beaujolais et dans les arrières cuisines de la magouille des mâchons lyonnais ?). Le mot d’ordre du château a été : achevez le blessé et tirez sur l’ambulance avec tout ce qui vous tombe sur la main, un scud, une clef à molette, quelques écrits injurieux. Après l’échec du Nouveau centre de recréer l’UDF, après l’échec annoncé (par moi) du parti d’Arthuis, le récompensé par le Guide par la conservation de sa présidence de commission sénatoriale avec l’appui des élus UMP. Les petits bras à courte vue de l’Olympe croient que puisqu’on achève bien les chevaux, on peut faire la même avec le parti d’un éleveur. Mais un paysan des Pyrénées, cela a le crâne dur et pour être un bon cavalier il faut tomber, selon mes anciens chefs de reprise et mon arrière grand père ex cadre noir de Saumur (je me flatte), sept fois. Donc un gadin ce n’est pas si grave si on peut se remettre en selle. Toute la question est là. Quittons les équidés pour la poissonnerie. Sarkozy, donc, assez content et remerciant d’avoir voté et fait voter une partie de son groupe sénatorial pour la Constitution le meilleur ouvrier de France au profit de ce dessein sarkozyaque qui en l’occurrence s’appelle Mercier, Michel, président du conseil général du Rhône et accessoirement ex-trésorier de l’UDF en fusion et du Mouvement démocrate et inconnu au bataillon au-delà des frontières départementales rhodaniennes et encore ( car en fait on a fait grand honneur au Djack le danseur africain d’avoir fait basculer le vote, une légende pour dorer sa jaquette, alors qu’en fait ce sont les sénateurs centristes et les sénateurs MRG (et Debré trahissant sa parole) qui ont fait basculer le vote. Il fallait bien remercier - vous voyez il porte bien sont nom et Re-mercier c’est comme disent les latins bis repetita placent le re voulant bien évidemment dire bis -) offre un ministère rural tout en pensant avoir pris un gros poisson. Sans doute espère-t-il, par ce fait de guerre, ce scalp consentant, avoir envoyé sur les épaules du Béarnais la tunique de Nessus, ou une flèche de Parthe. Erreur, deux fois erreurs. 1- il nous rend un immense service. Mercier est un des derniers poids lourds et morts que traîne encore dans ses soutes le Mouvement démocrate. Ah s’il savait le plaisir qu’il nous fait, il en attraperait une jaunisse de 40 jours. Depuis plus d’un an, des militants avaient demandé son exclusion pour collusion électorale et soutien actif aux listes et aux candidats qui s’opposaient aux nôtres dans le Rhône, pour avoir négocié avec Perben - qui le rejoint au gouvernement - un accord semi-secret de partage du pouvoir. Or le dilemme, pas pour nous bien sûr, mais pour le Mouvement c’est que Mercier est un ami de François Bayrou. Le chef du Modem a tout fait pour que ce poison lent, ce serpent nourri dans notre sein, pour qu’il ne soit pas exclu. L’ironie c’est que c’est Sarkozy qui nous rend ce signalé service, car l’affidé de Sarkozy infiltré au MoDem a rendu dans la foulée son tablier de trésorier et s’est mis lui-même en congés de parti ce qui évite le cas de conscience à François Bayrou de choisir entre son amitié et les inérêts supérieurs de la nation. Mercier aura rendu au moins ce double service partir (il n’est plus là) et partir (on n’a pas besoin de le mettre dehors). Ouf. Pour une fois je vais féliciter et remercier ce grand stratège obsédé par la destruction de ses adversaires qu’il prend pour des ennemis et dont il souhaite crochet de boucher et mille morts. Merci Nicolas ! 2- Mercier est un tout petit poisson et qui a commencé par pourrir par la tête. Cela fait plus d’un an que cet accord est connu de tout le monde (révélé au printemps 2008 par une note de Dominique Paillé qui s’est retrouvé dans Le Monde). Ce n’est une surprise pour personne. Et c’est justement à ce moment de revers que cela fait le moins de mal au Mouvement Démocrate. Ce mouvement est au bas de son étiage. Ceux qui le soutiennent à ce niveau-là n’ont rien à faire de la pêche miraculeuse de celui qui marche non sur les eaux de Tibériade mais sur la tête de tous les autres. En des mots plus transparents : ils s’en tapent ! Donc à ce niveau cela ne fera aucun dégâts. La presse et les sbires de l’UMP pourront hurler cela fera - à mon sens - un flop de première. Ce départ qui devait de toutes façons avoir lieu - et que j’aurais préféré il y a un an, exclu par nos soins - sera même contre productif et arrive au meilleur moment qui soit pour le MoDem. Qu’est-ce une piqûre de moustique quand vous venez de ramasser une batte de baseball en pleine face ? Du reste la presse pour l’instant ne semble que peu passionnée, c’est dire le raté que cela peut faire si la volonté était d’achever le blessé.

Mercier ministre n’est qu’une péripétie et tombe au meilleur moment. Mais ce n’est pas tout. Après réflexion je pense avec une sincérité de nouveau-né que le revers des élections européennes est une bonne nouvelle pour le MoDem. Et je m’en vas tout dré vous le démontrer foi de Roujon Macquart !

C’est une bonne nouvelle pour deux raisons principales.

La première est que dans l’adversité on se serre les coudes et surtout, ce qui n’a été que peu relaté mais que je m’empresse de reprendre ici une nouvelle fois, c’est cette propension qu’a ce pouvoir à imaginer les autres bâtis de la même eau qu’eux (image un peu débile mais elle me plaît). Ainsi, croient-ils, ces sarkozakes, qu’en tout homme ou toute femme sommeille un Besson ou un Morin. Tout naïfs, ils pensent aussi qu’il suffise d’enrober de sucre des paroles de miel (c’est bien oriental tout cela) et de les envoyer le soir même du revers électoral à ceux qu’ils avaient agonis d’injures la veille, pour qu’il viennent becqueter dans leur mains poisseuses. Ils ne manquent ni de cynisme ni d’amoralité. Ils sont aveuglés d’arrogance. Ce fut Sarnez qui ferait un bon ministre par sa force et son intelligence (Fillon), et furent approchés Lepage et Bennahmias, du moins par presse interposée. Et ce que n’a pas relayé avec tant de verve cette presse (mais qui vont peut-être à longueur de colonnes se gargariser du poisson rouge Mercier quoique cela semble mal parti, en tout cas nous pouvons compter sur l’ex-député et néo lobbyiste Lefebvre pour nous le rappeler tous les quarts d’heure comme une horloge savoyarde) c’est le refus de ces trois personnalités. C’est un refus qui vaut de l’or. C’est un refus qui montre le caractère et la détermination de ces trois responsables du MoDem et surtout cela montre d’abord que dans un combat politique on n’abandonne pas au premier cahot de la route et qu’ensuite il y en a qui savent rester fidèles. Ce refus aussi a force de démonstration. On appelle cela justement la preuve par l’exemple. Cela va faire son chemin chez les militants et aussi chez les Français. Cela est la négation par le fait de la solitude et de l’abandon de François Bayrou. Or on sait très bien que dans ce monde-là, comme dirait Brel, - lui il dit chez ces gens-là - la défaite chatouille les semelles de vent et allège les consciences enfuies pour courir à la soupe. Ainsi sans mots mais par des actes (en fait des mots qui sont des actes, comme dire non est un acte) ils nous montrent que l’on peut faire de la politique autrement. Et tout en émettant des réserves sur la gouvernance du MoDem et sur la stratégie de François Bayrou, ils restent fidèles et surtout pensent que la seule voie possible est celle qu’emprunte ce parti. Cela c’est une pierre précieuse.

Le second aspect très positif est tout d’abord la prise de sa part de responsabilité de François Bayrou. Il va y avoir dans le plateau de la balance, son accrochage avec Cohn Bendit et cet aveu de responsabilité, ce dernier rendant Bayrou plus ouvert et moins solitaire, capable de retour sur lui et capable de s’amender. Cela est un point qu’il ne faut pas sous-estimer. Comme il ne faut pas oublier que la route est longue et qu’il reste trois ans. Par deux fois Chirac était donné battu. Balladur archi favori et Jospin favori. De ce fait vaut mieux être tortue que lièvre. Au dernier sondage Bayrou est donné à 14 %. Est-ce si catastrophique ? Il partait certes de 18, mais en 2007 il est parti de 6. Donc un sondage aujourd’hui ne nous renseigne que sur une chose : Bayrou suit la courbe du revers des élections (et au passage des attaques permanentes de la presse et de ses adversaires, la presse relayant une double information fausse : son livre est uniquement un brûlot anti-sartkosyste - primaire - et il n’a fait qu’une campagne présidentielle et non européenne que pourtant quelques rares journalistes, pour l’avoir suivi de près, ont constaté comme complètement fausses avec ses 40 réunions dans lesquelles il a pris la parole pour parler d’Europe, les 8 conventions thématiques qu’il a closes par un discours européen en rapport au thème de la journée et ces 3 fêtes de l’Europe dans lesquels Schuman était à ses côtés). Ce qu’il faut regarder aussi de près c’est que ce livre qui se vend bien va rester. Les analyses si elles sont pertinentes finiront par être jugées pour ce qu’elles valent. Et la crise va s’aggraver, et le déficit abyssal - on n’a plus de mots tant cela devient vertigineux - avec les 7,5 % du PIB va entraîner des contraintes extraordinaires, le chômage va exploser (Peugeot vient d’annoncer entre 1 et 2 milliards d’euros de pertes (on dit un tiers kerviel), Peugeot ce n’est pas les subprimes, c’est du dur, du concret. Michelin a annoncé 1 300 suppressions d’emploi, 25 % de baisse en volume des ventes, c’est énorme 25 %. Même Dassault qui parle de chômage partiel). On se souviendra alors de la campagne de 2007 et des travailler plus pour gagner plus, du candidat du pouvoir d’achat, du président de la croissance avec les dents et de l’autre de la rigueur budgétaire, de la lutte contre l’argent roi, de l’humanisme comme voie possible et souhaitable. Les faits vont jouer un rôle dans ce futur proche et je ne pense pas qu’ils seront si favorables au favori d’aujourd’hui flatté par sa cour et par lui-même qui ne manque jamais une occasion de se féliciter.

Dans cet ordre d’idée le second aspect positif c’est que cette élection a eu un effet d’électrochoc. Et si Bayrou avait été si seul que cela, il n’y en aurait pas eu. Et c’est parce qu’il n’est pas seul qu’il y en a. Et cet électrochoc se passe au sommet et à la base. Et c’est l’évidence même. Là aussi, tout comme les refus de maroquins, ce fait est fort, une autre pierre précieuse. Si Bayrou était seul il ne pouvait y avoir d’électrochoc. Il faut bien que quelqu’un le fasse jaillir, cet électrochoc. Cette évidence finira bien un jour par apparaître, même aux yeux du plus buté des journalistes. Au sommet c’est Jean-Luc Bennahmias et Corinne Lepage qui demandent des comptes et qui demandent un partage de responsabilité politique. Pour moi, c’est une excellente nouvelle. Corinne Lepage, vice présidente du MoDem avait déjà une forte responsabilité. Elle s’occupe du fonctionnement des commissions. Elle a déjà fait un gros travail. Elle sera donc plus politique et plus visble. Avec elle, il y a Cap 21. Ce point est très important c’est que justement Cap 21, mouvement écologique, est co-fondateur du MoDem. Le Modem a dans ses gènes ce que Lepage appelle le développement soutenable. Cela est un fait si fort que cela est statutaire. Le MoDem n’existe pas sans Cap 21. L’aspect écologique est donc constitutif du Mouvement démocrate. Ceci veut dire que d’en parler de façon plus importante dans le futur, de plus l’intégrer, n’est pas un épiphénomène de circonstance et un abus électoraliste. C’est un des trois fondements de ce mouvement les deux autres étant la démocratie et l’humanisme. On peut ajouter que l’écologie seule, si son score est élevé aux européennes - une petite parenthèse tant le PS que les écologistes ont subi un peu partout en Europe une vague similaire, très ascendante pour les verts et une chute pour les socialistes ce qui relativise l’aspect franco-français de ces dernières élections - elle n’est pas une politique de gouvernement. Le MoDem avec Cap 21 est plus vaste et intègre de façon primordiale cette composante. C’est un atout qui comptera le moment venu, le MoDem étant le seul parti en France de gouvernement ayant un tel apport de conscience écologique (2 députés européens sur 6, tous deux étaient tête de liste).

Quant à la base, des initiatives pullulent. Il y a certes l’aspect contestataire. Et cela est juste (et bon ?). Un revers amène des questions, notamment des questions sur le chef. Il amènent des questions sur le fonctionnement, sur les idées véhiculées, sur la stratégie. Je vois à ces actions de nombreuses avantages. D’abord le simple fait de s’exprimer. La parole d’un coup devient explosive, parfois excessive. Mais elle est là. Si on réfléchit un instant on découvre alors que c’est encore plus positif que ce que l’on pouvait imaginer. Et pourquoi ? demanderait le docteur Noir à Stello ? Elémentaire mon cher Watson répondrait Conan Doyle. Si on propose, si on se bat, c’est que l’on veut construire. C’est que l’on aime ce parti. C’est que l’on y croit. Sinon ? Et bien sinon on va chez les verts, chez les néo-centristes, chez les socialistes, ou mêmes chez les npa-istes. Cette contestation constructive peut n’être vue que comme une contestation par les esprits chagrins, en revanche par ceux-mêmes qui la mettent en place, et à la suite d’une simple analyse, c’est tout le contraire, c’est apporter une énergie nouvelle. C’est en fait un regain vigoureux d’intérêt et l’envie de faire triompher ses idées. Et si le MoDem sait canaliser cette énergie nouvelle, ces idées de réformes ce n’est pas loin d’avoir gagné. Et ce revers va apporter le coup de bec nécessaire à la coquille pour que le poussin naisse. On peut imaginer qu’au contraire une victoire ou un bon score aurait entraîné un regain de certitude néfaste et une voie de prise qui aurait pu, par aveuglement , aller dans le mur, et de façon définitive. Il serait une erreur de croire que cette contestation est celle de Bayrou dans son essence et du Mouvement et des idées qu’il défend. C’est une contestation d’une stratégie momentanée et d’une structure un peu grippée (je ne partage pas tous les éléments de la contestation ni toutes les critiques parce que ma vision est différente mais je trouve légitime et positif que ces éléments soient exposés, même si parfois il y a de la virulence inutile). Mais l’adhésion aux idées et à Bayrou est forte. J’en parle d’autant mieux qu’ici à Lyon, une analyse a été faite auprès des militants et qu’il en ressort exactement ce que j’ai écrit. La foi dans ces idées, la volonté de faire de la politique autrement, l’attachement au Mouvement démocrate et à François Bayrou et à ses idées, ses analyses est très forte. Le revers est constaté, la responsabilité, sa part, de Bayrou est notée, des critiques sont émises, mais l’envie de poursuivre est là, et avec le MoDem et avec Bayrou.

Vous trouverez avec ce lien justement une contestation constructive lancée entre autre, par Ginisti, un élu du Mouvement Démocrate qui a réalisé avec des internautes démocrates, le site réservé aux militants. Il a donné pour nom à son initiative les réformateurs.

Et oui, certains, je crois, se réjouissent trop vite de ce revers et croient que les contestations vont achever Bayrou. A mon sens ils se trompent lourdement. L’avenir me donnera tort … ou bien raison. 

Imothep

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Congrès à Versailles : François Bayrou dénonce “un manquement incroyable à des principes”

Posté par Regis Baschung le 24 juin 2009

portraitfbexcoute1.jpgLe Président du Mouvement Démocrate, qui a décidé d'écouter le discours du chef de l'Etat lundi devant le Congrès à Versailles, a annoncé qu'il quitterait l'hémicycle au moment du débat parlementaire après le départ de Nicolas Sarkozy.“Un Parlement qui représente le peuple ne devrait pas accepter qu'on s'adresse à lui sans qu'il puisse répondre”, a déclaré François Bayrou à la presse.

“C'est un manquement incroyable à des principes. Et que cela se passe à Versailles, cela donne un arrière-plan symbolique : si quelqu'un peut s'adresser au Parlement sans qu'il réponde, c'est un souverain”, a ajouté le député des Pyrénées-Atlantiques.

“Pour la République, cela n'aurait pas dû être accepté. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas voté la réforme constitutionnelle et que je ne prendrai pas la parole dans ce débat”, a-t-il conclu.
François Bayrou ne partage pas non plus l'idée des élus socialistes de demander au Premier ministre d'engager sa confiance devant le Parlement après le remaniement avec un discours de politique générale. “Cela n'a pas de sens, le discours de politique générale, c'est ici que nous allons l'avoir”, a-t-il rappelé.

François Bayrou a aussi qualifié “d'incroyable catalogue de campagne électorale” le discours du chef de l'Etat devant le Congrès, dénonçant l'annonce d'un nouvel emprunt.

“L'annonce d'un nouvel emprunt a quelque chose de surréaliste, parce que de l'emprunt on en fait tous les jours”, a-t-il estimé, alors qu'il a écouté sans applaudir le discours du chef de l'Etat dans l'hémicycle.

“On en est à 140 milliards de déficit annuel annoncés par le ministre des Finances. Où sont les limites dans cette dérive qui semble ne plus avoir de frein ?”, s'est-il interrogé.

“Quand on parle déficit il n'y a pas tant de différences entre les bons, les moyens et les mauvais déficits. Au bout du compte c'est toujours de la dette qu'il faudra qu'on paye”, a jugé le Président du Mouvement Démocrate.

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LETTRE DE NATHALIE GRIESBECK AUX ADHERENTS DU GRAND EST

Posté par Regis Baschung le 19 juin 2009

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Nathalie Griesbeck

Chers Amis,

Au lendemain de la campagne que nous avons menée depuis janvier en équipe avec vous et avec Jean-François et Yann, je tiens à vous dire du fond du cœur un grand merci pour votre détermination et votre engagement à nos côtés. Mais je veux ici en tout premier lieu remercier très chaleureusement, en mon nom personnel comme au nom de chacune et chacun d’entre vous, Jean-François Kahn.

Grâce à cette campagne, beaucoup l’ont découvert sous un jour nouveau, au fil des difficultés et des surprises de cette aventure que nous avons vécue en commun. C’est un homme remarquable qui jette sur le monde et les êtres un regard à la fois vif, lucide, attentif, profondément original, et en même temps amusé, volontiers émerveillé, qui a conservé quelque chose de la fraîcheur de l’enfance. Cette capacité intacte d’étonnement et souvent d’admiration est elle-même admirable. C’est ainsi que je garde en mémoire, de ces jours passés à sillonner ensemble – souvent avec la complicité de notre directeur de campagne si actif, Gérard Faivre, et de son fidèle complice Gilles, ou de Yann Wehrling et de tel autre de nos colistiers - les routes de Bourgogne comme de Lorraine ou de Champagne, de Franche-Comté et d’Alsace, un peu à l’image d’un cirque chinois, plus particulièrement deux moments : son émerveillement, oui, son bonheur et son émotion devant le chef-d’œuvre de Ligier Richier à Saint-Mihiel, et son rire inextinguible devant une blanquette de veau à l’ancienne (sic !) proposée aimablement par un distributeur automatique dans une station-service de la Haute-Marne, tout à fait digne, par son comique involontaire, de l’Aile ou la Cuisse.

Plus sérieusement, Jean-François possède aussi la qualité si peu répandue de n’avoir qu’une parole. Et de la respecter. C’est suffisamment rare pour être souligné. Contrairement à ce qu’on a pu voir ou lire ici ou là, il n’a cessé d’affirmer depuis le début de notre campagne en duo, qu’il voulait que nous formions un tandem pour obtenir au moins deux sièges en faveur du MoDem, voire trois, mais que si par malheur nous n’en obtenions qu’un, il ferait en sorte que je continue à travailler au Parlement européen pour y défendre nos valeurs et soutenir les actions que nous voulons voir triompher en Europe. Il n’a cessé de le dire et de le redire. Et il vient de le faire en en tirant les conséquences dès le soir du scrutin.

A l’issue de cette campagne que, dans le Grand Est, nous avons menée avec détermination et voulue proprement de terrain sans cesser de parler toujours et encore de l’Europe, de son action et de son avenir, les résultats ont été globalement, pour notre mouvement, plus que surprenants. Mais nous avons du moins la satisfaction de voir notre circonscription de l’Est donner à notre liste près de 9,5 % des voix, soit le meilleur résultat en faveur du Mouvement Démocrate pour toute la France.

En vous redisant combien je vous suis, à toutes et à tous, très profondément reconnaissante de vos efforts, de vos encouragements comme de votre soutien, je vous assure de ma détermination entière à défendre partout, et en premier lieu au Parlement européen, avec force nos valeurs humanistes de liberté, de démocratie et de respect de l’Homme. Mais bien évidemment ici encore, rien n'est possible sans vous, sans vos propositions, sans votre action, sans votre aide. Je compte sur vous !

Très amicalement.

Nathalie Griesbeck

www.mouvementdemocrate.fr

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